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Quand Yvan Noblet
se raconte...
Sans une rencontre, il ne serait sans doute
pas marin aujourd'hui. Sans la voile, sa vie ne l'aurait pas emmené en
Irlande, son pays d'adoption. Yvan Noblet, 26 ans, vainqueur de
la course "les Sables-Madères-Les
sables 2007", associé à Patrick Morvan sur Appart'
City, raconte son parcours. Avec passion.
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"Je suis né au bord de l'eau,
mais pas sur un bateau. Mon père était ostréiculteur,
ma mère est restauratrice, à Riec sur Bélon
sur les rives du Bélon. Dès l'age de 4 ans, j'étais
sur les barques avec un surnom : "le p'tit capitaine du
port." Mon papa (Jacky), est décédé en
1985, et Patrick Morvan est arrivé dans notre vie en 1987
(Patrick Morvan, alors pilier du team Jet Services, est le compagnon
de la maman D'Yvan Noblet). Il m'a dit "la godille c'est
rigolo, mais tu peux faire aussi autre chose sur l'eau..." Il
m'a mis sur un dériveur, un Kid, petit bateau de lac de
4m avec un mat. C'est comme ça que j'ai commencé à naviguer.
Et puis Patrick a racheté, un jour à Saint-Malo,
un de ses anciens bateaux, un vieux plan Farr de 1977, qu'il
aretrouvé par hasard dans un piteux état. C'était
un half-tonner de 9,14 m, l'ancêtre des Figaro. |
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C'est à son
bord, à 17 ans,
que j'ai fait mes premières
courses au large et avec Patrick Morvan des transmanches
en double."
"Et puis je suis parti en Irlande avec des copains. Et là, c'est
le truc qui m'a marqué. Le déclic. Je suis resté là-bas
3 ans, à faire mon métier d'ostréiculteur, dans le comté de
Donnegal. J'ai passé la fin de mon adolescence là-bas, dans ce
pays dont je suis tombé amoureux. A noël 2003, Patrick est venu me
voir là-bas et m'a annoncé qu'il souhaitait construire un Mini.
Je trouvais le temps un peu long et la course au large me manquait. Pendant 3
ans, on a optimisé le bateau et j'ai couru ma première Mini, en
2005, avec l'appui d'un sponsor, le nantais Gérard Mainguy, qui avait
aidé Patrick à l'époque. J'ai cassé un safran sur
la première étape, je me suis arrêté à la Corogne
pour réparer. J'ai terminé la 2e étape 11e. Cette course,
je rêve de la refaire avec un nouveau bateau, peut-être
en 2010.
"En attendant, je suis en 40 pieds, avec Patrick. Sans lui, je ferais autre
chose aujourd'hui. Peut-être ostréiculteur, car les huîtres, ça
me manque et j'aimerais bien remonter une affaire. C'est grâce à lui
et même pour lui que je suis marin. Je vis de ma passion, je suis salarié d'Appart
City et je construis des bateaux. Avec lui, ça se
passe super bien. Il a 63 ans, mais pour lui, c'est moi le
patron!"
"Il y a eu le Rhum, cette course puis la Jacques Vabre en Novembre. On fera
le point en fin d'année. Cette classe dispose d'un support énorme,
c'est une super alternative. Je suis fier d'en être un ambassadeur. Après
? pas de Figaro, car je n'ai pas la culture du régatier ni de la monotypie.
Si j'y vais, je vais ramasser les bouées... Non, lobjectif c'est de passer à l'étape
suivante : un monocoque de 60 pieds. Aujourd'hui, je trouve ces bateaux par moments
encore un peu démentiels. Mais ça me plaît, même si
je regarde encore ça de loin..."
Propos recueillis par Raphaël BONAMY- Ouest France
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